

Lorsqu’un salarié travaille à domicile, son employeur doit-il lui verser une indemnité ? À quel montant peut-il prétendre ? Comment se calcule cette compensation ?
L’indemnité d’occupation du domicile télétravail vise à compenser l’utilisation d’une partie du logement du salarié à des fins professionnelles lorsque l’employeur ne met pas de local à sa disposition. Décryptons ensemble son fonctionnement, son cadre légal et ses modalités de calcul.
L’indemnité d’occupation du domicile est une somme versée aux salariés qui, faute de bureau mis à disposition par leur employeur, sont contraints de travailler depuis leur domicile.
Contrairement aux frais professionnels remboursés (Internet, électricité, matériel informatique), cette indemnité compense spécifiquement l’occupation d’un espace personnel à des fins professionnelles.
Un salarié peut prétendre à une indemnité d’occupation du domicile télétravail lorsque :
L’employeur a l’obligation de verser cette indemnité si le salarié ne dispose pas de local professionnel. En cas de litige, c’est à l’employeur de prouver qu’un bureau était mis à disposition (Cass. soc., 15 novembre 2023, n° 21-26.021).
Le montant de l’indemnité d’occupation du domicile télétravail est fixé au cas par cas par les juges, en fonction de :
Voici quelques décisions judiciaires ayant fixé des montants d’indemnisation :
Ces montants sont indicatifs et peuvent varier selon les situations.
Bon à savoir : L’URSSAF propose un barème forfaitaire d’indemnisation des frais de télétravail, que certaines entreprises utilisent comme référence.
L’indemnité d’occupation du domicile en télétravail est un droit pour les salariés lorsqu’aucun bureau n’est mis à leur disposition. Comprendre son fonctionnement et son mode de calcul est essentiel pour éviter les litiges et garantir une organisation du travail équitable.
Tout salarié contraint d’utiliser son domicile pour travailler, faute de bureau mis à disposition par son employeur.
L’employeur est tenu de la verser si aucune alternative n’est proposée au salarié.
Elle repose sur la superficie utilisée, la valeur locative du logement et les contraintes professionnelles imposées au salarié.
Le montant est fixé par la justice et tourne autour de 100 à 150 € par mois selon les cas.
En plus de l’indemnité d’occupation, l’employeur peut rembourser d’autres frais comme Internet, électricité et matériel informatique.